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Beauty and The Beast ..
Lou Reed - Walk On The Wild Side .

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1 Lou Reed - Walk On The Wild Side .
627 lectures
2 Ryan Adams - Wonderwall .
225 lectures
3 Moldy Peaches - Anyone Else But You .
178 lectures
4 Salsedo - Mon Amour .
146 lectures

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18. Cette rage au corps qu'on maîtrise mal ..

18. Cette rage au corps qu'on maîtrise mal ..
Bizarrement, dans un train, tout prend une autre dimension, une autre importance. C'est assise là, à regarder d'un enthousiasme absent le paysage qui défile que je me rend compte de la réelle ampleur que son départ prend dans ma vie. Ainsi que le bien que ça m'a fait de le revoir, le retrouver. Lui appartenir de nouveau. Mais la distance nous a fait du bien, paradoxalement j'ai envie de dire. Comme si le temps qu'on passait habituellement ensemble avait été remplacé par des heures de 'réflexion' sur nous (Oui, j'ose le dire). Il a du prendre du recul. Ca se voit, il a changé. Il est beaucoup moins soucieux de montrer son 'détachement', de tout gâcher qu'avant, bien au contraire. Et ça fait un bien fou. J'ai l'impression qu'il laisse plus facilement qu'avant ses émotions parler pour lui. Il est jaloux. Attentionné. Et tant d'autres choses .. Comme si, maintenant, il assumait ses sentiments. Bien sûr, pas pleinement (ça serait trop beau pour être vrai). Mais j'ai franchement l'impression que la distance nous a fait avancer, elle a accentué ce lui qui nous unit, la force et la sincérité qui s'en dégage. J'avais peur qu'elle ne fasse qu'empirer les choses, nous ramenant à la case départ. Voir ainsi le contraire se réaliser est une grande source de plaisir et de soulagement ..

# Posté le mardi 04 novembre 2008 16:53

17. "Là j'suis avec toi, on est à deux, pense pas à autre chose."

17. "Là j'suis avec toi, on est à deux, pense pas à autre chose."
Il est revenu. Quelques jours, ce qui donne deux soirées en tête à tête. Quel bien ça fait de retrouver ses caresses, ses baisers, ses sourires, ses bras, sa voix, ses regards .. Le retrouver. La distance nous a fait du bien. Se quitter pour toujours mieux se retrouver. Ca va trop vite dans ma tête pour que je puisse vous faire un compte rendu de ces moments passés avec lui. C'était trop. Trop de bonheur, trop de plaisir, trop de soulagement. Je suis incapable de vous dire à quel point ça m'a fait du bien. L'éloignement (nous ?) m'a fait comprendre la puissance du lien qui m'unit à lui. Malheureusement là, c'est moi qui pars. Et qui coupe court à nos retrouvailles. J'ai l'impression de n'avoir toujours pas assez profiter de lui. Il y a tellement de choses que je voudrais faire, encore & encore à ses côtés. Le temps qui nous est imparti n'est pas suffisant pour réaliser tous désirs. Alors une fois de plus cette douleur au ventre qui revient.. De nouveau le savoir loin .. Je suis partagée entre le bonheur de l'avoir retrouver et l'atroce douleur de le voir repartir. Peu importe. Il reviendra d'ici peu. Je fêterais mon anniversaire dans ses bras. C'est déjà ça. Et surtout, surtout, ne pas oublier de profiter.

# Posté le jeudi 30 octobre 2008 07:32

16. Ca ne sont que des maux .

16. Ca ne sont que des maux .
.

Il est parti, voilà. Comme on dirait, ça c'est fait. Allé, démerdes-toi maintenant. Ca te fait mal hein ! Le savoir loin. C'est même la seule chose que tu sais. Il est à Brest. Et le reste ? Trou noir. Le vide total. C'est tout ce qu'il te reste. Des questions & un manque poignant. Ce genre de manque qui te prend par les tripes, qui t'empêche de penser à autre chose. Tente, allé pauvre conne. Essaye d'oublier et de tourner la page. Tu prétends en avoir la force. Vas-y, je te regarde. Tu vois, il te bouffe ce manque, tu parviens pas à t'en défaire. Cherche pas, tu crois encore que t'es capable de t'en remettre. Tu comprends pas. Je t'explique, le but du jeu là, c'est de faire semblant. Garde la tête haute. Je suis fière de toi, pour l'instant le jeu, tu le gères. Ils croiraient presque que ça ne te touche pas, que tu tiens le coup, merveilleusement bien. Comédie. Mensonges. S'ils savaient dans quel était tu es le soir. Quand tu crèverais d'envie de lui envoyer un message : 'On se voit ce soir ?'. Quand tu voudrais le voir arriver dans sa voiture blanche. Se disputer pour la musique, le faire changer les vitesses de la main gauche, mettre ses cheveux en bordel, le voir râler en souriant, faire l'indifférente, bouillonner intérieurement, l'écouter, se faire plaisir, lui appartenir, le serrer de toutes tes forces de peur qu'il parte, parler longuement, appréhender ses réactions, avoir les yeux qui brillent, sourire beaucoup trop, profiter mais pas assez, lui donner la main & lui dire à la prochaine fois. Ou pas.

# Posté le mardi 14 octobre 2008 16:32

15. 'Pourquoi tu dis pas tout simplement : "J'ai pas envie que tu partes" ?'

Plonger à deux sous la couette, cocon de légèreté à l'abri de l'extérieur, des autres & peut-être aussi de nous-même. C'est comme au cinéma, quand on voit apparaître le couple principal & pourtant qui semble si peu assorti. Cette image reste, on veut la décrypter au maximum, en voir chaque détail pour mieux la comprendre. Comprendre l'évidence.



Lui en acteur principal, caricature parfaite de l'homme idéal, resplendissant & maladroit. Ses cheveux blonds qui lui cachent le front, ses yeux d'un bleu peu croyable qui pétillent de tout leur éclat, son sourire d'enfant malicieux qui raisonne comme une bouffée d'air frais. Il n'est que joie & insouciance à l'état pur, un trésor d'espoir pour elle. Elle, actrice un peu ternie. Ses cheveux d'un blond las tombent sur ses épaules dénudées, elle sourit faiblement d'un sourire qu'on croirait presque teinté de tristesse. Ses yeux perdus dans le vague, comme s'ils cherchaient une réponse qui lui échappe. Son regard, c'est peut-être la seule chose qui détonne réellement, il est vif, perçant et en même temps attendrissant. Il la tient fermement dans ses bras puissants, les yeux fermés, il se veut rassurant. Il voudrait qu'elle cesse de penser, ne sont-ils pas hors du temps là blottis l'un contre l'autre ? Du bout des lèvres, il lui caresse l'épaule & il lui semble que sa respiration se calme. Elle, a les yeux bien ouverts. Elle fixe ces mains d'homme qu'elle chérit tant. Elle est protégée ici, dans ces bras-là, rien ne peut l'atteindre. Elle se dit qu'une fois en enfer, rien ne peut arriver de pire. Elle se dit qu'il n'y a que dans les bras du mal qu'on peut être serein. & le voilà, son mal à elle. Être dans les bras de celui dont elle est amoureuse en sachant que d'ici un mois, elle n'y sera plus. En sachant que d'ici un mois, elle ne verra plus ni son sourire, ni ses yeux, elle n'entendra plus cette voix chaude qui l'apaise. Elle voudrait profiter pleinement de ce moment, de lui, mais la question lancinante lui revient encore 'Que me restera-t-il alors ?'. On se voudrait réconfortants, on voudrait lui dire que ça n'est qu'une épreuve de plus à surmonter, qu'elle en a déjà vécut & que ça ne s'arrêtera pas à ça. Que le lien qui les unis a déjà faiblit auparavant, or n'en est-il pas ressorti plus fort encore ? On se retient car cependant, au fond, on sait que tout ça elle ne cesse de se le répéter pour essayer d'y croire enfin. Seulement, la douleur revient, implacable. Elle a peur. Une peur insondable et insoutenable. Elle ne se voit pas sans lui, que ferait-elle ? Il la serre un peu plus fort, elle se retourne et le regarde. & comme à chaque fois, elle tente de mesurer l'ampleur de ce qu'il représente pour elle. LUI, ce Lui qu'elle aime tant, ce Lui qui lui appartient, mais pour combien de temps encore .. Assez. Il se pose sur elle, à son tour elle ferme les yeux et le tourbillon de sa pensée. Elle l'enlace à son tour, de toutes ses forces. Profite, idiote.




La réalité, c'est ce qui continue d'exister lorsqu'on cesse d'y croire .

# Posté le lundi 25 août 2008 14:32

Modifié le lundi 25 août 2008 20:35

14. 'J'aime tes larmes quand tu aime ta sueur, le sang, rendons nous amants, qui se passionnent, qui se saignent. J'aime quand mon écorché est vivant. Je ne donne pas long feu à nos tragédies, à nos adieux. Reviens moi, reviens moi tu partira mieux comme ça. A force de se tordre, on en finirai par se mordre. A quoi bon se reconstruire, quand on est adepte du pire ? Malgré nous ..'


Tais-toi mon coeur, je ne te reconnais pas .




Fou et tellement évident que je ne trouve plus de sens à ce jeu excitant, si bon mais si lassant. Tu aimes me manipuler & j'aime en faire autant. Nous sommes tout deux victime de ce doux jeu d'amants. Je ferais l'effort, je te connais par coeur, il suffit que je t'ignore pour que tu revienne en pleurs. Je m'occupe de toi, tu repars c'est ça, toujours le même schéma .. & j'anticipe à chaque fois. Passion, émotion & correction d'équations, j'agite la solution, mais j'ai toujours la même sensation. C'est tellement évident que je ne trouve plus de sens à ce jeux excitant, si bon mais si lassant. Je ne veux pas d'un amour sans faille, trop parfait tu ne m'intéresse pas. Folle de toi surtout quand tu pars, fou de moi j'y vais de ce pas. Je me perd parfois, souvent c'est bien fait. & tu caches ta joie, parce que tu m'a eu, comme une proie bête et gentille qui ne tire pas de leçons du piège grossier et facile d'un charmant garçon. Mais c'est vraiment trop facile .. Dès que tu souris tu me fascines comme un aimant sur un fil de fer tendu et habile. Mais c'est vraiment trop facile, c'est ma pomme qui te fascine. Je tourne le dos pour partir, tu sais qu'elle n'est pas acide.




Te supplier de me revenir et tout faire pour te voir partir .

# Posté le vendredi 22 août 2008 19:39

Modifié le lundi 25 août 2008 14:32